S’enfuir | de Martyn Bedford 

 

Résumé :

Gloria mène une vie normale d’adolescente de 15 ans. Et elle s’ennuie. Jusqu’au jour où un garçon mystérieux fait irruption dans sa classe : Uman est drôle, intelligent, d’une assurance désarmante. Il faut ce qu’il veut sans attacher la moindre importance à ce que les autres pensent. Il est tout ce que Gloria voudrait être. Il est la promesse de vivre pleinement, de vibrer, d’aimer. Alors quand il lui propose de partir, de camper dans la forêt, de choisir leur destination à pile ou face… Gloria s’enfuit avec lui sans regrets, et sans prévenir personne.

Mon avis :

Dès le début, je me suis dit que j’allais aimé parce que j’avais l’impression que l’histoire était montée à l’envers. D’habitude, un élément fait disparaître un personnage et on le cherche. Cette fois-ci, notre personnage disparu vient d’être retrouvé au bout de 15 jours et notre sujet de recherche est différent car c’est ce qui s’est passé durant ces 15 jours qui nous intéresse et c’est grâce à l’interrogatoire de Gloria – notre ancienne disparue, nouvelle retrouvée – au poste de police que l’on va revivre son escapade.

J’ai tellement aimé cette histoire. Bizarrement (ou pas, je ne sais pas) je me suis beaucoup identifiée à Gloria et à toutes les questions qu’elle se pose et que je me suis posé à son âge. Les doutes, les interrogations, les envies qu’elle nous partage, j’avais un peu les mêmes. Et Uman… je l’aime tellement lui aussi. J’ai adoré ce personnage pour son caractère, son esprit, son sarcasme et son humour et aussi pour les réflexions qu’il induit. Une petite phrase et tu gamberge philosophiquement pendant dix minutes à tel point que j’avais l’impression de partir avec eux, de faire le voyage avec eux.

Le personnage d’Uman m’a donné envie de tout laisser et de partir. Où ? « Désolé, je me vois dans l’incapacité de vous répondre pour l’instant ». Juste partir, dans un autre endroit, faire d’autres choses à la place de celles qu’on a l’habitude de faire, être un toi différent. Et après, je me suis dit « Mais qu’est-ce qui nous empêche de le faire ? » Et c’est là que je me suis dit que c’était bien dommage qu’on ai pas pour habitude, du jour au lendemain, de vivre un autre vie. Que ça soit le fonctionnement normal. Au lieu d’avoir une vie en étant la même personne on aurait plusieurs petites pour être plusieurs personnes. Mais bon après, je me suis dit c’est la canicule à Paris, dans 10 jours j’entame ma dernière année d’étude et en plus j’ai toujours pas pris rendez-vous chez le garagiste pour qu’il répare ma voiture.  Comme quoi un esprit libre, de nouvelles aventures et un vent de liberté ça peut vite s’essouffler.

Il n’y a pas à dire l’écriture de l’auteur m’a fait rêver et voyager, j’ai trouver les personnages bien travaillés y compris l’inspectrice de police qu’on n’arrive pas à apprécier et le petit cliché de l’adolescent incompris par ses parents. Quand j’ai lu le résumé, j’ai eu très peur c’est d’ailleurs pour ça que je ne l’avais pas pris avec moi en vacances. J’avais peur qu’on tombe dans l’histoire vide des ados amoureux qui décident de partir pour changer le monde. Et finalement non.

En clair, j’ai adoré cette histoire, nous sommes à la limite du coup de coeur. Le seul bémol – et encore – c’est le titre qui a été changé. Le titre original en français donne « 20 questions pour Gloria » et je trouve que ça correspond tellement mieux que « s’enfuir » ! Quand j’ai découvert le titre original à la fin de ma lecture, ça a été comme une révélation. On devrait d’ailleurs garder le titre original des livres quelque soit la traduction.


 Citations :


• J’essaie de lui expliquer que j’enviais la capacité d’Uman à briser les contraintes que la vie nous impose. A être la personne qu’il choisissait d’être et à se ficher de ce sur les autres pensaient de lui.

• Quand on est jeune, on croit que tout est possible. On n’a aucun problème à tenter sa chance et à voir comment ça va se passer. On prend des risques, on fait des trucs dingues. On vit son rêve. Et puis on grandit. – Quand tu dis « on grandit », tu veux dire qu’on abandonne.

• Vis comme la rivière, sans jamais t’immobiliser ni retourner en arrière, mais en coulant toujours vers l’avant. Si tu devais atteindre un désert,transforme-toi en nuage et flotte par-dessus, puis retombe sous forme de pluie de l’autre côté pour redevenir une rivière.

• Il a corné une page pour marquer l’endroit où il en était. Je déteste ça.

• Le destin est une poignée de main entre le libre arbitre et le hasard pur.

• Il a presse le mouchoir contre son nez, qui s’était remis à couler. Il me l’a montré. – Regarde, les tâches de sang reproduisent la forme exacte de l’archipel indonésien.

• – Je crois que je suis encore commotionné. Combien de doigts me montres-tu ? – Je ne t’en montre aucun. – Mon Dieu,  c’est pire que ce que je pensais.

• Quand on aime quelqu’un, on doit l’aimer tout entier, avec se hauts et ses bas.


Informations :

Il s’agit d’un livre de Martyn Bedford, un écrivain anglais. Ce livre a été publié aux Editions Nathan en Mai 2016. Il contient 418 pages pour un prix de 16,90€.

♬ C’est avec Good Grief – Bastille que j’ai le plus lu. ♬


Partenariat :


Editions Nathan
(Lire en live)

nathan

 


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10 réflexions sur “S’enfuir | de Martyn Bedford 

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