L’année solitaire | de Alice Oseman

année solitaire1

Résumé:

On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c’est en tout cas ce qu’on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change.


Mon avis: ♥♥♥♥

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Nathan et leur attachée de presse pour l’envoie de ce livre et de la confiance qu’ils m’ont accordé.

Je l’avoue franchement, ce livre ne m’a tapé dans l’œil par sa couverture bleu marine et cette mention « Le roman événement d’une auteure de 18 ans ».
Quand je l’ai commencé je ne savais pas où j’allais ni ce qui m’attendais et ce n’est pas l’auteur qui m’a aidé, bien au contraire.

Je crois que c’est un des livres les plus déroutant que j’ai pu lire. Je ne sais pas trop quoi en penser, c’est plutôt étrange. Je ne saurais même pas expliquer ce livre ni dire ce que j’ai réellement ressenti en le lisant.

Tout d’abord, au niveau de l’écriture, j’ai grandement apprécié la façon qu’avait Alice Oseman de nous transmettre ces émotions et cette réalité, non, cette fatalité. Là encore, je ne saurai trop vous expliquer ce que je veux dire, l’auteur a une très grande maturité et cela se ressent dans son écriture, elle a la conscience des choses. Certains passages m’ont vraiment marqué et frappé, ce n’est pas seulement de la littérature pour ado, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de profondeur à ce qu’elle disait. Je vous rassure il ne s’agit en aucun cas d’un livre de psychologie !! De plus, le style simple qu’elle emploi et son savoir faire rendent le livre très addictif même si rien d’extraordinaire ne se passe.

Pour ce qui est des personnages, j’ai beaucoup aimé nos deux protagonistes les plus importants à savoir : Tori et Michael. Tori, est une ado plutôt mâture pour son âge mais très pessimiste, triste, peu sociable, c’est comme si elle ne comprenait pas le monde où elle vivait. Elle fait preuve d’une grande réflexion, d’un sarcasme à toute épreuve que j’ai adoré ! Cette répartie et l’ironie qu’elle nous partage est parfois très drôle ! Ensuite, il y a Michael. Ah… Michael ! Comment ne pas l’aimer ? C’est typiquement le garçon qu’on aimerait rencontrer. Il est vraiment unique, gentil, intelligent, attentionné, loyal… malgré une petite part d’ombre qu’on découvrira plus tard. J’ai aussi beaucoup aimé Charlie le frère de Tori, Nick le petit-copain de ce fameux frère et Becky la meilleure amie de Tori. Tous les 3 différents et très enrichissants.

Voilà, pour l’instant mon avis est plutôt positif, j’aime l’écriture, les personnages, l’originalité et le fait de ne pas pouvoir lâcher le livre, mais pourtant, maintenant que j’ai terminé et bel et bien refermé ce livre, je suis plus mitigée sans trop savoir pourquoi. Par moment, je me suis demander si ce n’était pas une autobiographie, puis je me demande ce que j’ai vraiment tiré de cette fiction. Je ne sais pas. Je crois que je ne comprends pas vraiment le message de l’auteure ou l’idée qu’elle voulait transmettre (si même elle avait un message à faire passer ! Haha)

Cette étrangeté est également basé sur un fond de suspens lié à un certain site internet appelé « Solitaire » qui mène des actions pour faire bouger les choses au lycée le tout en agissant anonymement. Jusqu’à la fin je n’ai pas démasqué Solitaire et j’ai vraiment aimé cette ambiance mystérieuse. Vous voyez encore un point positif…

Peut être que c’est la fin qui n’allait pas alors ? La pré-fin est plutôt pas mal jusqu’à ce que ça vire un peu au truc surréaliste, quelques éléments m’ont paru un peu tiré par les cheveux et pour ce qui est de la fin-fin je suis toujours un peu perplexe. C’est allé très vite et puis c’était terminé. J’aurai voulu qu’elle en dise un peu plus. J’ai compris cette fin mais qu’il y a tellement questions que je me pose. Comment l’auteure a-t-elle pu terminer ainsi ?

En conclusion, je recommande ce livre pour son originalité, son suspens, ses personnages et son écriture. Et aussi, un peu pour que vous me dites si c’est moi qui suit complètement à côté de la plaque de chercher là où il n’y a rien à chercher. Haha !


Citations:

• Je déteste le téléphone. C’est la pire invention de l’histoire de l’humanité, parce que si on ne parle pas, il ne se passe rien. On ne peut pas juste s’en tirer en écoutant et en hochant la tête aux bons moments. On est obligé de dire quelque chose. On n’a pas le choix. Ça me prive de ma liberté de non-expression.

• Le paradis n’est pas toujours conforme à l’image que les gens en ont.

• Parfois, j’aime remplir mes journées de petits riens qui n’intéressent personne. Ça me donne l’impression de faire quelque chose d’important, ne serait-ce que parce que je suis la seule à le faire.

• C’est important de faire un maximum de découvertes. C’est ce qui rend chaque jour différent des autres.

• Ce n’est pas parce qu’un truc ne compte pas que ça ne vaut pas la peine de le faire.

• Il arrive un moment où on ne peut pas continuer à s’occuper des autres. Où il faut apprendre à s’occuper de soi-même.

• Fumer n’a aucun sens. La seule raison qui vienne à l’esprit, ce serait de vouloir mourir. Bon. Peut-être qu’ils veulent tous mourir.

• – Alors pourquoi tu colles des étiquettes aux gens ? – Parce que c’est la vie. Sans structures, on glisse dans l’abîme du chaos.

• Personne n’est honnête, personne n’est sincère. On ne peut se fier à rien ni à personne. Les émotions sont la maladie mortelle de l’humanité. Et on est tous en train de mourir.

• Ce n’est pas parce que les gens sourient qu’ils sont heureux.

• Lorsqu’on établit des relations avec les gens, il existe une ligne de démarcation qui sépare le fait de connaître l’existence d’une personne du fait de connaître cette personne.

• Il y a un lieu et un temps pour tout. La plupart des gens sont réglés par défaut sur la normalité. Mais pour d’autres, comme toi et moi, c’est un truc qu’il faut aller chercher.

• Extraordinaire, ce n’est jamais qu’une extension d’ordinaire.


Informations:

L’année Solitaire est le premier roman d’Alice Oseman, une écrivaine anglaise de 19-20 ans aujourd’hui. Son livre édité aux Editions Nathan en mai 2015 contient 416 pages pour 16,90€.

♬ C’est avec Johnny Thunder – I’m alive que j’ai le plus lu. ♬

♦ Chronique faisant partie du Challenge estival 2015.


Partenariat:

Editions Nathan (Lire en live)

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22 réflexions sur “L’année solitaire | de Alice Oseman

  1. Pingback: Tag 9 – Adieu 2015 ! – Les lectures d'Alexiane

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