Le syndrome de l’hippocampe, de Zoé Brisby

Le syndrome de l’hippocampe, de Zoé Brisby

Résumé :

Hippocampe : n. m. – Petit poisson marin au corps cuirassé dont le mâle a pour particularité de porter les oeufs dans sa poche ventrale. – Partie du cerveau qui gère la capacité de chacun à obéir ou à se rebeller. Le syndrome de l’hippocampe est la recherche du père parfait. Plusieurs critères doivent être réunis : esthétique, génétique, social… Sans oublier le critère le plus variable : le charme. La somme de tous ces facteurs crée alors le parfait hippocampe. Lorsque, à 35 ans, Brune se rend compte que la rencontre tant espérée ne se fera pas, elle décide de bouleverser l’ordre naturel des choses et de faire un enfant… toute seule. Accompagnée de sa meilleure amie Justine, militante végane ayant plus d’un tour dans son sac, elle part au Danemark dans une clinique choisir sur catalogue celui qui pourrait lui convenir. Avec la complicité de Gunnar, capitaine Haddock danois à l’accent belge, elle commencera sa quête du donneur idéal. L’hippocampe qui transformera le rêve de Brune en bébé. Une comédie pétillante sur les femmes d’aujourd’hui.


Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier les Éditions Mazarine pour cet envoie. J’aime beaucoup leur romans, cela correspond davantage à ce que je lis depuis quelques temps.

Jai lu « Le syndrome de l’hippocampe » avant qu’il n’apparaisse en librairie, je ne connaissais pas du tout l’auteure mais j’étais plutôt intriguée car je suis tombée sur d’excellents retours à propos de son dernier roman.

Et quel délice ! Je l’ai savouré tant que j’ai pu. J’ai pris mon temps pour ce voyage au Danemark avec Brune et Justine. C’est une lecture qui aborde avec légèreté les conventions sociales, les idées préconçues (les notres et celles des autres) et la charge mentale que les « traditions » nous obligent à supporter.

Je pense que le message est bien passé. C’est un roman qui tombait à pic dans ma vie. Je m’explique, j’ai 24 ans, je suis en ménage, j’ai une voiture et un CDI. Apparemment l’étape du bébé est la suivante dans la « logique » des choses. « Vous avez une situation stable, ça serai faisable. » Comme si nous ne pouvions pas être totalement épanoui tant que nous n’aurions pas enfanté.

Parfois, on est un peu perdu, on pense qu’un enfant réglera tout (que ce soit un couple qui s’éloigne ou une femme seule qui voit que le temps passe). Et parfois c’est l’inverse, avoir un enfant n’est pas une priorité et les autres qui ne comprennent pas qu’on n’emprunte pas le même chemin qu’eux ou qu’on aspire à des choses différentes.

Que ce soit l’un ou l’autre, lorsqu’on est une femme on peut avoir une lourde pression sur les épaules, pouvant venir de toutes parts. Et de cette histoire, on en ressort pleins de positivité et d’espoir. L’espoir pour nos propres projets et ceux des autres et l’espoir que nous avons le choix.

Il ne devrait pas y avoir de logique à suivre, tout cela ne devrait regarder que soi. Personne ne devrait diriger nos choix et décisions. Outre le sujet abordé, l’écriture fluide et accrocheuse et des personnages attachants complètent ce roman que j’ai vraiment été ravie de lire.

Je le conseille aux femmes jeunes ou moins jeunes, avec ou sans enfants, qui en veulent ou pas et même aux hommes pour qu’ils puissent se rendre compte de la charge mentale qu’est ce vaste sujet. Thon ou panda, chacun mérite la même place et la même chance. Comprendra qui pourra. PS : vous avez une surprise de l’auteure à la fin du roman.


Citations :

• Pleine, remplie de hauts et de bas, de joies et de peines, de grincements et de rires, ballottée dans tous les sens sans jamais perdre de vue l’essentiel. La vie tout simplement.

• Les couples heureux ne sont pas forcément des petits-bourgeois égoïstes destructeurs d’écosystème.

• La vie était comme un meuble en kit : quelques vis manquantes, un écrou en trop, le tout dans un équilibre précaire.

• L’amour est ce qui porte toute chose. L’amour sous toutes ses formes. L’Amour de son prochain, des animaux, de la planète, de la vie. Ceux qui ne l’ont pas compris sont malheureux et font en sorte que les autres le soient aussi. Le malheur est une maladie très contagieuse.

• Le passé est un héritage, le présent un cadeau et l’avenir une surprise. 


Informations :

C’est le 3ème roman de Zoé Brisby, une jeune autrice française qui a commencé en s’auto-publiant. « Le syndrome de l’hippocampe » a été publié par les Éditions Mazarine en Juin 2020, il contient 350 pages pour 18 euros.


L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Connaissez-vous l’auteure ?


7 réflexions sur “Le syndrome de l’hippocampe, de Zoé Brisby

  1. Ton avis m’a donné envie de le lire !
    On met vraiment une pression aux femmes quant au fait d’avoir des enfants. Comme si c’était le but ultime d’une vie, alors que chacune est libre de choisir si elle souhaite s’engager pour la vie ou non 🤔

    J’aime

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