Uni dans la douleur. En lutte pour la liberté, la démocratie et le respect des droits.

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Je m’exprime ici, je m’exprime partout.
Je m’exprime pour m’aider moi, que pour vous intéresser vous.
Je n’arrive pas à penser à autre chose, à passer au dessus et à arrêter d’en parler. Vendredi soir, veille de Weekend, une de mes meilleures amie fête l’obtention de son permis, mon amoureux passe une soirée avec ses copains tandis que je préfère rester avec ma famille à la maison.

Dans la soirée on m’envoie un texto, un ami est au resto et me demande de regarder sur internet les informations car il se passe des choses bizarres dans les rues de Paris… Dix minutes plus tard, c’est la panique, je prends doucement conscience ce qu’il s’est passé sans comprendre réellement ce qu’il se passe. A ce moment là, le bilan est de 3 morts, croyez moi que j’étais loin de me douter de la façon donc les choses allaient tourner.

J’envoie quelques messages pour me rassurer et prévenir mes amis et famille de ne pas traîner dans les rues. Une autre amie me répond qu’elle est bloquée à l’intérieur du stade de France et qu’ils étaient loin d’imaginer la réalité des explosions qu’ils ont entendu.

Les conversations que l’on tient et les informations que l’on donne semblent surréalistes, impensable… Les heures passent, je suis épuisée, mais je suis scotchée à ma télévision et mon téléphone. Certaines personnes ne répondent pas, on imagine déjà le pire… et là, on se dit c’est possible que ça soit eux alors cela signifie qu’il était possible que ça soit moi.

Les heures passent, le bilan s’alourdit, la vie s’arrête.
L’incompréhension nous paralyse, la peur nous hante, la tristesse nous submerge. Il est plus de 3h du matin et les images sont accablantes… je n’arrive même pas à imaginer comment un moment si banal peut se transformer en cauchemar pareil.

Je ne voulais pas aller dormir, je me sentais honteuse et égoïste. C’est comme si j’abandonnais ces gens blessés, traumatisés ou tétanisés à la recherche d’un proche, je suis restée pratiquement toute la nuit devant ma télévision en me disant qu’une fois que je serai diplômée je serai encore plus durement confronté à ces souffrances dans les services d’hôpitaux.

Certes, la vie doit continuer. Mais pour l’instant, stopper mon quotidien est une façon de leur montrer que je me sent concerné par ce qui leur ai arrivé et que je ne suis pas seulement attristé de 9h à 11h mais que je serai abasourdi au moins pour les mois qui viennent.
Certes, la peur ne doit pas nous submerger. Mais pour l’instant, je ne vais pas lutter contre mes sentiments, l’espoir, la volonté et la détermination auront le temps de s’installer.

Ça commence à faire beaucoup de blabla, mais vous me connaissez, même quand il n’y a rien à dire, j’en dis des tonnes alors là forcément… et puis ça me fait du bien. Je trouve plus facile de vous écrire à vous que d’en parler aux autres.

Je pense tellement fort aux proches de ces gens…
On se battra que vos morts ne soient pas oubliés.
Et on se battra pour défendre les valeurs et les principes de l’humanité.

Le titre de cet article ? lettre ouverte ? confession ? avait déjà été utilisé pour la tuerie du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo et des policiers. Quel désarroi que de voir qu’il est toujours d’actualité après presque 1 an, et que le bilan est encore plus ahurissant que le premier.

Cela cessera-t-il un jour ?
Soyons unis et solidaire.
Soyons respectueux et grands.
Soyons forts et téméraires.
Soyons courageux mais non violent.

…à croire que je n’ai pas envie d’en finir avec cette lettre, il est plus de 4h du matin, 48 h que je ne dors pas alors, je rajouterai 2 choses pour Paris, ma ville.

Hier 129 personnes sont tombés, mais demain des milliers d’autres vont se lever, parce que Paris, ville de lumière, ne s’arrêtera jamais de briller.

Fluctuat nec mergitur
« Il est battu par les flots, mais ne sombre pas. »
(Devise de Paris)

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Prenez soin de vous, profitez de la vie car on ne le dira jamais assez…nous ne savons pas de quoi est fait demain, tout peut s’arrêter sans que l’on soit prévenu. Je prie pour Paris, mais je prie aussi pour le monde et surtout je prie pour la vie. 

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10 réflexions sur “Uni dans la douleur. En lutte pour la liberté, la démocratie et le respect des droits.

  1. Ton article est tellement touchant. Je vis au Québec et quand j’ai compris ce qu’il se passait à Paris, j’étais paniquée. Et pourtant, c’est si loin de chez moi… Plus j’y pensais, plus j’avais peur pour mes proches. C’est atroce ce qui s’est passé. Je suis de tout coeur avec toi <3

    Aimé par 1 personne

    • Mille merci ! C’est adorable ! C’est ça qui fait peur…c’est arrivé à Paris mais ça peut arriver ailleurs en France et ailleurs dans le monde. Je me dis et après ? Ça sera où ? Cela fait bientôt 1 semaine déjà que tout ça dure…. Encore aujourd’hui, assauts de militaires, des coups de feu, des explosions… 1 ville entière a cessé de respirer (ville de Saint Denis), école fermées, transports en commun interrompu, rues barrées, magasins fermés…
      Merci pour ce soutien qui nous va droit au coeur ! ❤

      J'aime

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